Brûler un cierge… Pourquoi ? A quoi ça sert ?
Allumer un cierge, c’est un acte de dévotion. Ce n’est pas un geste magique pour obtenir telle ou telle faveur. C’est un prolongement de la prière. Le temps que le cierge brûle, je ne suis plus là physiquement, mais ce cierge qui brûle représente ma présence. C’est dire aussi que la prière dépasse nos simples mots. Quand je rentre dans une église où des cierges brûlent, je me rends compte que des personnes sont venues pour prier. Je ne suis pas seul dans ma démarche.
Cela dit, ce n’est pas le cierge brûlé qui remplacera ta prière ou qui fera que tu sois sauvé le dernier jour. C’est l’intention que tu y mets derrière. Si tu dis « je mets un gros cierge pour éviter de prier pendant une semaine parce qu’il prie à ma place », tu seras à côté de la plaque.

A qui faire brûler un cierge ?
Saint Antoine, Sainte Rita, Sainte Thérèse ?
Les saints ne sont pas des dieux grecs où il est attribué une fonction spéciale à chacun d’entre eux. Les saints sont des modèles pour notre temps. Modèles d’avoir cherché Dieu avec leur faiblesse et leur humanité pas forcément plus brillantes que la mienne. Les grâces qu’ils nous obtiennent, ils ne les donnent pas d’eux-mêmes. Il les demandent à Dieu pour nous, et c’est Dieu qui les donne. Les saints sont des intermédiaires entre Dieu et nous. Alors quand nous demandons quelque chose à Sainte Rita, savons-nous au moins qui elle est ? Les saints sont-ils pour moi des machines distributrices anonymes, un moyen d’obtenir une grâce sans bouger le petit doigt ? Réfléchissons-y. Demanderions-nous quelque chose à un inconnu, dans la rue ? Avant la grâce à demander, ai-je une vraie relation avec la personne à qui je demande ? Cette question est valable dans ma relation à Dieu également…


Ca y est ? Eclairé(e) ?
